ELEVAGE
GARANTIR LA PRODUCTIVITE

La Réunion ministérielle de haut niveau du Comité technique spécialisé de l’alimentation et de l’agriculture de la CEDEAO (CTSA), qui s’est déroulée à Abidjan, du 27 au 28 septembre 2021, s’est appesantie sur la santé animale dans l’espace communautaire, en suivant les recommandations du Centre régionale de santé animale (CRSA) de Bamako.

Cette structure spécialisée de la CEDEAO, dans sa conception, met en place une nouvelle stratégie qui regroupe et crée des synergies entre les mandats de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), de l’Organisation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture (FAO) et du Bureau interafricain des ressources animales (IBAR), l’organe spécialisé pour le développement du bétail de l’Union africaine (UA).

Le conclave d’Abidjan, s’il s’est tenu autour des sujets importants comme l’identification et la traçabilité du bétail,  le bien-être animal en ce qui concerne l’abattage clandestin et la vente de peaux d’âne, a mis un accent particulier sur la validation des sept documents de politique relatifs à la santé animale. Adresser principalement cette problématique marque la volonté manifeste de l’organisation communautaire de s’approprier le concept d’une seule santé qui induit l’interdépendance de la santé animale et de la santé humaine, liées à la santé des écosystèmes et de l’environnement.

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Cette décision met aussi en évidence, l’engagement de la CEDEAO à veiller sur la santé des bétails en éradiquant les principales maladies animales transfrontalières y compris les zoonoses identifiées par les Etats membres qui sont, entre autres, la tuberculose bovine, la peste des petits ruminants, la fièvre aphteuse, la péripneumonie contagieuse bovine, la rage et la peste porcine.

Comme l’a si bien rappelé le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques (MIRAH), Sidi Tiémoko Touré, l’urgence d’ériger des barrières sanitaires contre les maladies animales et les zoonoses ainsi que celle de renforcer les mécanismes de prévention et de traitement existants se sont accrues dans le contexte de la pandémie à COVID-19 qui « désorganise l’économie mondiale » et les systèmes sanitaires des Etats.

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Par conséquent, cette situation, a poursuivi le ministre ivoirien, exige la mise en place d’une action collective des pays qui doivent, en plus, « affronter des défis permanents dont les problèmes liés à la résistance antimicrobienne, au changement climatique et à l’insécurité croissante » dans l’espace économique de la CEDEAO.

Naturellement, prévenir et contrer toutes ces maladies animales transfrontalières recèle un volet prospectif important dont la prise en compte par les politiques sanitaires des pays de l’espace communautaire permettra de minimiser l’impact socio-économique de ces affections.

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En réalité, il s’agit d’agir en amont pour préserver les activités de l’élevage, qu’il soit avicole, ovin, bovin ou porcin, pour garantir et accroître la productivité des fermes de la sous-région.

Au total, la réunion du CTSA de la CEDEAO, qui s’est tenue les 27 et 28 septembre 2021 à Abidjan, a obéi à une vision dialectique de l’organisation sous-régionale : endiguer les maladies animales afin de garantir l’accroissement de la productivité dans l’espace communautaire.

Par Charles Lambert TRA-BI

 

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