Côte d’Ivoire /élevage de lapin
“La cuniculture, un métier à part entière… ” (président)

Soro Mamadou est éleveur de lapin. Il est le président de la Fédération nationale des cuniculteurs de côte d’ivoire (FENACUCI).

Cette association existe depuis 2015 et compte 266 membres issus de cinq coopératives disséminées à Abidjan, sa banlieue et l’intérieur du pays.  Mécanicien de formation, M. Soro recommande à ceux qui voudraient se lancer dans la cuniculture de privilégier la formation.

Lors de la première édition du Sommet de l’élevage d’Abidjan, du 8 au 10 décembre 2022, son stand a été pris d’assaut par les visiteurs.  Aux personnes qui ont  exprimé la volonté de se lancer dans ce métier, Soro Mamadou leur a demandé d’avoir un minimum de connaissance.

« Pour quelqu’un qui veut se lancer dans ce secteur, je lui demande est ce qu’il ait le BABA du métier. Si oui, je lui pose quelques questions, s’il n’arrive pas à répondre, je lui demande d’aller se former. C’est un métier à part entière qu’il faut apprendre », indique Soro Mamadou,  et d’ajoute que même si la gestion doit être confiée à une autre personne il faut que le propriétaire soit un sachant pour éviter de se faire gruger.

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Sil insiste sur le volet formation, c’est pour que les personnes qui entendent faire ce job, ne commettent pas les mêmes erreurs que lui avait vécu à ses débuts.

En effet, mécanicien de formation, M. Soro a embrassé la cuniculture pour améliorer sa condition de vie sans véritablement savoir ce qui l’attendait. Ce saut dans l’inconnu va être à la base de ses déboires.

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« J’ai débuté avec trois lapines. la première année n’a pas été facile parce que je n’avais pas de formation. Après, j’ai fait une formation et  je me suis investie complètement », a relaté M. Soro. Aujourd’hui, ces deux fils,  qui sont en formation, travaillent avec lui pour préparer la relève.

La cuniculture, faut-il le noter, est à la fois un métier contraignant et passionnant qui nourrit celle ou celui qui la pratique correctement, à en croire M. Soro. Il relève toutefois des difficultés dans la pratique de cette activité. Au nombre de ces problèmes, figure la question de la disponibilité des aliments.

« La grande difficulté, c’est la disponibilité des aliments. Les gens favorisent la volaille que les lapins. Les employés sont rémunérés par tonne de production, or l’aliment de lapin prend plus de temps que celui du poulet à la fabrication. l’aliment importé est très cher. La croissance est rapide mais où allons-nous vendre nos bêtes ? Il faut rentabiliser le travail », déplore-t-il.

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Comme, solution Soro Mamadou préconise un accompagnement du gouvernement, car la cuniculture est  une initiative privée qui a besoin d’être boostée au risque d’être asphyxiée.

«Actuellement le lapin manque en côte d’ivoire et il y a beaucoup de jeunes qui veulent se lancer dans cette activité mais il leur faut des repères. Evitez de financer des personnes qui n’ont aucune connaissance de cette activité », a-t-il conseillé.

Mireille Yapo

 

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